Road-trip américain : l’Utah (II)


États-Unis, L'Amérique, je veux la voir / lundi, juin 25th, 2018

Après cette étape dans la Valley of Fire, j’ai repris la route et suis arrivée dans l’Utah. Ma destination ? Bryce Canyon ! Créé en 1928, ce parc national est l’un des parcs les plus emblématiques des États-Unis. C’est également une étape incontournable des circuits organisés dans l’Ouest américain. Et non sans raison !

L’hiver dans l’Utah

Bryce Canyon sous la neige
Bryce Canyon sous la neige

Fort heureusement, je n’ai pas croisé beaucoup de touristes, ni même de serpents à sonnette. Et pour cause: non seulement le parc est assez grand, mais surtout je suis partie en décembre. Le revers de la médaille : la température ! Il est vrai que les gelées peuvent se produire toute l’année, ce parc de l’Utah se trouvant à plus de 2 000 mètres d’altitude (point culminant à 2 778 mètres). Mais alors qu’en été, les températures montent facilement au-dessus de 30 degrés la journée, ce n’est pas le cas en décembre où les Moon Boots et les doudounes sont de rigueur.

Je suis donc arrivée de nuit à Bryce Canyon, par un froid saisissant. De ce fait, je n’ai pas eu l’occasion de voir quoi que ce soit ce soirè-là et je suis allée directement à l’hôtel dans le village voisin (constitué principalement de motels d’ailleurs). Toutefois, j’ai tout de suite senti la neige et le verglas sous mes pieds.

Que voir à Bryce Canyon ?

Premières lueurs sur l'amphithéâtre de Bryce Canyon
Premières lueurs sur l’amphithéâtre de Bryce Canyon

Le lendemain matin, je me suis levée avant l’aube. Heureusement, en hiver, le soleil se lève un plus tard. Mon idée était de contempler l’aurore sur le fameux amphithéâtre. Il s’agit – non pas de ruines antiques – mais d’une impressionnante formation géologique. De forme circulaire, il est constellé de hoodoos, appelés très poétiquement « cheminées de fées » en français. De quoi s’agit-il ? Il s’agit de colonnes de pierre naturelles. Le terme de « hoodoo » est dérivé du mot « vaudou ». On pensait en effet que ces colonnes à la forme particulière, voire humanoïde, avaient des pouvoirs magiques. Et comment douter du caractère enchanté de ces formations face à un tel panorama enneigé ?

Une fois que le soleil a été un peu plus haut dans le ciel, j’ai suivi un des sentiers de randonnée et suis descendue au cœur de l’amphithéâtre. Si, vu d’en haut, les couleurs dominantes sont le rouge des hoodoos et le blanc de la neige, en descendant, on observe plus de végétation, des conifères principalement (hiver oblige). Il existe des itinéraires de toutes longueurs, de une heure à plusieurs jours. Étant quelque peu limitée par le temps et n’étant pas une grande fan de la marche sur verglas, je me suis cantonnée à une randonnée de deux heures, qui m’a donné une assez bonne vue d’ensemble du parc.

En descendant, la végétation paraît plus dense
En descendant, la végétation paraît plus dense

Je suis partie dans l’après-midi en direction du Grand Canyon en faisant une brève halte au lac Powell à la frontière de l’Utah et de l’Arizona.

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