Le Sommernachtskonzert : magie viennoise


Autriche, Europe, mon amour / lundi, juin 4th, 2018

Vienne est sans conteste la capitale mondiale de la musique classique. Mozart, Beethoven, Schubert, Strauss… Tous y ont vécu. Aujourd’hui, la ville propose quotidiennement de multiples concerts. Son philharmonique est reconnu dans le monde entier et se produit sur les plus grandes scènes. Tous les 1er janvier, le Wiener Philharmoniker organise le célèbre concert du Nouvel An, rediffusé en Eurovision. Cet événement est si populaire que les places sont attribuées par tirage au sort. Mais l’arrivée de l’été est également source d’inspiration pour l’orchestre: chaque année a lieu le féerique Sommernachtskonzert (« concert d’une nuit d’été »), événement gratuit qui plus est.

Le programme du Sommernachtskonzert

Le programme varie naturellement d’année en année. Parfois classique, parfois romantique, parfois autrichien, parfois italien. L’année dernière, le public a même pu entendre John Williams et la musique de Harry Potter.

Cette année, le thème du spectacle était Nuit italienne. Comme l’opéra est indissociable de l’Italie, le programme faisait donc la part belle à Verdi, à Rossini et à leurs compatriotes. La soprano Anna Netrebko était donc également de la partie.

Mais ce n’est pas tout. En effet, Prokofiev et Tchaïkovski étaient également présents grâce à des œuvres centrées sur l’Italie, Roméo et Juliette pour le premier et la danse napolitaine du Lac des cygnes pour le second.

 

Le cadre du Sommernachtskonzert

Ce qui rend cet événement aussi particulier, ce n’est pas seulement son orchestre ou ses invités de marque (Valeri Guerguiev et Anna Netrebko cette année). C’est surtout son cadre. En effet, le concert se déroule dans le parc de l’un des plus beaux châteaux du monde : Schönbrunn.

Le palais de Schönbrunn en temps normal
Le palais de Schönbrunn en temps normal

Une scène se dresse devant l’ancien palais impérial tandis que le public se rassemble autour des broderies florales et sur l’étendue d’herbe montant à la Gloriette, le pavillon au bout du parc. Pendant tout le concert, le monument jaune « Marie-Thérèse » ainsi que les blanches statues du jardin à la française sont éclairés de toutes les couleurs: rose, violet, bleu, vert…

Temps forts de l’édition 2018

Le concert a commencé par l’ouverture de Guillaume Tell de Rossini. Cliché ? Peut-être. Mais terriblement efficace. Ce morceau ultra énergique nous met immédiatement dans le bain.

J’ai ensuite découvert l’opéra La Force du destin de Verdi. Très émouvants, certains passages de l’ouverture figurent d’ailleurs dans l’adaptation de Jean de Florette et de Manon des Sources. Anna Netrebko est alors entrée en scène dans une magnifique robe blanche pour chanter une poignante ode à la créativité.

Valeri Guerguiev, transcendé par la musique
Valeri Guerguiev, transcendé par la musique

Est alors arrivé le véritable point d’orgue du concert: Aïda et ses trompettes. Les organisateurs ont mis les petits plats dans les grands: les trompettistes sont montés sur les toits de Schönbrunn et de la Gloriette, faisant retentir les fameuses notes dans tout le parc.

Les trompettes d'Aïda depuis la Gloriette avec le château en contrebas
Les trompettes d’Aïda depuis la Gloriette avec le château en contrebas

Les œuvres, toutes plus magistrales les unes que les autres, se sont alors succédés. Jusqu’à ce qu’Anna Netrebko fasse retentir la dernière note d’un aria de Leoncavallo. Le concert était-il terminé? Non, car il y a eu pas moins de trois rappels, dont le magique O mio babbino caro de Puccini.

Pour le dernier morceau, l’orchestre s’est autorisé un hors sujet pour rendre hommage au cadre du concert et au public, la traditionnelle valse Wiener Blut (« Le Sang viennois »).

En résumé, ce fut une soirée en tous points enchanteresse. Vivement l’année prochaine!

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