Hundertwasser ou l’excentrisme viennois


Autriche, Europe, mon amour / mardi, mars 13th, 2018

Usine d’incineration de Hundertwasser

Regardez la photo ci-dessus. Que voyez-vous ? Un musée ludique pour les enfants peut-être ? Eh non, il s’agit d’une usine d’incinération ! Elle est l’œuvre de l’architecte Friedensreich Hundertwasser (littéralement « Règne-de-la-paix Cent-eaux »). Dans quelle autre ville que Vienne peut-on voir une telle originalité ? Une originalité qui se marie qui plus est parfaitement au reste de la ville. À Barcelone, peut-être.

La philosophie de Hundertwasser

Inspiré par Antoni Gaudi, l’artiste viennois aimait par-dessus tout les courbes, les spirales et les couleurs. Abhorrant les lignes droites, il déclara même :

« Nous vivons aujourd’hui dans le chaos des lignes droites, dans la jungle des lignes droites. Que celui qui ne veut pas le croire se donne la peine de compter les lignes droites qui l’entourent et il comprendra car il n’arrivera jamais au bout. […] Cette jungle de lignes droites, qui nous enferment comme dans une prison, nous devons la supprimer. »

Hundertwasserhaus : une HLM à la viennoise

Outre l’usine d’incinération, il a parsemé l’Autriche et l’espace germanophone de ses créations. Vous pourrez les observer aussi bien à Darmstadt (Allemagne) et à Rorschach (Suisse) que dans la ville thermale de Bad Blumau. L’une de ses plus notables réalisations est la Hundertwasserhaus de Vienne (cf. ci-dessous). Ce bâtiment est constitué de HLM et ne se visite donc pas. Mais on peut apercevoir les jolies terrasses et les nombreux arbres qui font partie intégrante de l’ensemble, le retour à la nature étant l’autre credo de Hundertwasser.

La Kunsthaus de Vienne

N’hésitez pas à faire un détour par la Kunsthaus non loin de là qui présente les travaux de l’artiste, les maquettes de ses bâtiments mais également ses nombreuses œuvres d’art. Vous découvrirez aussi des créations plus surprenantes : des timbres, des plaques minéralogiques ou encore un nouveau drapeau pour la Nouvelle-Zélande.

En contemplant les différentes toiles, vous ferez sans doute une expérience inédite dans un musée : marcher sur un sol ondulé, une « symphonie, une mélodie pour les pieds ». L’objectif ? Stimuler l’être humain, qui est aliéné par les surfaces planes de l’urbanisme moderne et ne ressent plus son environnement.

Le musée propose par ailleurs des expositions temporaires originales. J’ai ainsi eu la chance de découvrir l’année dernière l’exposition « Wasser » (« l’eau ») consacrée au photographe canadien Edward Burtynsky.

Je ne peux que vous inviter chaleureusement à partir sur les traces de cette figure viennoise mythique, tellement mythique qu’on la retrouve au musée de cire de Vienne.

Hundertwasser au musée de cire

N’hésitez pas à découvrir mes autres pérégrinations autrichiennes.

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